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En pleine forêt sous une pluie battante la veille d'un 1er novembre, vous croisâmes quelques sorcières.

De la nature à la culture : sur les traces de l'or blanc
De la nature à la culture : sur les traces de l'or blanc

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Est-il nécessaire de comprendre une personne pour l'aimer ou ne vaut-il pas mieux garder nos illusions à son égard ? Nous l'apprenons à la fin du roman. Keyserling analyse différentes facettes de l'amour à partir de ses effets sur les personnages masculins, Ottomar, Botho, Dorn le précepteur et l'adolescent Leo sans oublier son père, tous épris de la même femme. Du simple flirt de vacances à la passion maladive, en passant par les émois de l'adolescence et le désir charnel, chacun de ses états illustre à quel point, pour un même objet, l'amour change de forme selon les individus. Tandis que chaque homme était affecté différemment par sa présence, Madame von Barnow échappait à toute emprise pour vivre dans un monde imaginaire empreint d'héroïsme.

« Versant sud (Am Südhang) » (1916) de Eduard von Keyserling

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Edith Wharton s'amuse à tourner en dérision son texte d'adolescente "Libre et légère" qui se voulait une satire de l'institution du mariage. En portant atteinte à l'honorabilité de l'union conjugale, sa parution, qui aurait fait scandale au moment de sa rédaction en 1877, fit l'effet d'une simple bluette trente ans plus tard sous la plume fictive de Mrs Fetherel, l'héroïne d'"Expiation". Seul un subterfuge imaginé par sa cousine Mrs Bella Clinch devant une tasse de thé lui valut l'audience des lecteurs. Wharton s'en prend également au caractère surfait des réputations littéraires.

Une tasse de thé (1904), huile sur toile de l'artiste américain Walter Granville-Smith (1870-1938)

Une tasse de thé (1904), huile sur toile de l'artiste américain Walter Granville-Smith (1870-1938)

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Cette œuvre de jeunesse esquisse les thèmes qui prédomineront dans les romans d’Edith Wharton. Du côté des personnages féminins, le jeu gratuit de la séduction, le culte de la richesse et de la vie élégante qui l’emporte sur les sentiments véritables. Le remords et la culpabilité qui s’ensuivent. Du côté des personnages masculins, une valorisation  personnelle à travers la séduction et le succès de leur épouse. L’importance accordée à la vie mondaine au détriment de la vie intérieure. La relégation des femmes au rôle de fille à marier et de maîtresse de maison sans possibilité de développer leur originalité sinon à couvert. Wharton pourfend les préjugés et le snobisme de classe.

James Tissot, La lettre, v. 1878. Huile sur toile, 71.4 x 107.1 cm. Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

James Tissot, La lettre, v. 1878. Huile sur toile, 71.4 x 107.1 cm. Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

Vasily Vladimirovich Pukirev, Mariage inégal  • Peinture, 1862, 173×136.5 cm

Vasily Vladimirovich Pukirev, Mariage inégal • Peinture, 1862, 173×136.5 cm

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"Dans les années soixante-dix, une jeune fille sans argent et sans vocation et ne possédant aucun moyen de s'y maintenir par ses propres efforts, avait toutes les chances de mourir de faim...", nous dit Edith Wharton. Lizzie Hazzeldean ne pouvait compter sur son père, l'ancien recteur d'une paroisse de New York déchu de ses fonctions. Prise en haine par la paroissienne qui l'avait recueillie, elle se serait trouvée à la rue sans Charles Hazzeldean.

« Jour de l’an : New Year’s Day » (les années 1870) : roman de Edith Wharton
Véhicule de lutte contre l'incendie

Véhicule de lutte contre l'incendie

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Ce récit s’inscrit dans la chronologie des romans consacrés au vieux New York, encore figé dans le conformisme et les traditions. Les décennies qui se suivent rendent manifeste l’évolution de la société, tant sur le plan architectural que sur celui des mentalités. Alors qu’en 1840 dans "L’Aube mensongère" les notables étaient encore imprégnés des principes et des traditions des anciens colons hollandais ou anglais, dans "La Vieille fille", les mœurs s'étaient assouplies. Les Ralston de la quatrième génération avaient perdu les convictions de leurs ancêtres et ne luttaient plus que pour la sauvegarde de leurs intérêts privés. Une décennie plus tard, certains personnages déploraient la corruption de la langue anglaise et la montée d’une classe d’arrivistes qui cherchaient à s’intégrer dans le cercle des vieilles familles. Heyley Delane affirmait préférable de tourner le dos au passé qui était mort.

Victimes de la Guerre de Sécession (1861-1865)

Victimes de la Guerre de Sécession (1861-1865)

Soldat pendant la Guerre de Sécession

Soldat pendant la Guerre de Sécession

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Laquelle est la vraie mère ? Celle qui a mis au monde ou celle qui a adopté l'enfant ? Toute vérité n'est pas bonne à dire. Telle serait l'épilogue de ce roman dans lequel une mère célibataire dans le but de protéger sa fille renonce à ses prérogatives en la confiant à sa riche cousine. Edith Wharton met en exergue la situation de la femme seule, qui n'a aucun droit face au pouvoir du clan, ici représenté par sa parente bien mariée Délia. 

Une bonne action : un enfant trouvé

Une bonne action : un enfant trouvé

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Dans ce roman, Edith Wharton dépeint une famille de new-yorkais fortunés qui, pour se faire valoir, ont besoin d'accumuler les signes extérieurs de la richesse.  Ne se satisfaisant pas de posséder une magnifique résidence secondaire et une maison en ville, le chef de famille confie à son fils unique la mission de réunir d'authentiques tableaux de maîtres, témoins de son goût et de l'étendue de sa culture. Comme il  manque de discernement artistique, il est incapable d'apprécier les œuvres originales que celui-ci lui rapporte à la place de celles qu'il lui avait commandées. Considérant son autorité bafouée, il désavoue son fils.

"L'Adoration des bergers" de Macrino d'Alba (né vers 1465 - DCD avant 1528) : un des tableau rapporté par Lewis à son père

"L'Adoration des bergers" de Macrino d'Alba (né vers 1465 - DCD avant 1528) : un des tableau rapporté par Lewis à son père

Hyppolite Sebron - Rue de New York en 1840

Hyppolite Sebron - Rue de New York en 1840

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Ce conte de Tolstoï oscille entre la littérature et la philosophie, la veine poétique et l'intention didactique. A travers la description du cheval martyrisé par ses maîtres et par les siens est esquissé le tableau de la société féodale. Tous les comportements sont mis en lumière : ceux des grands seigneurs, des militaires, des marchands, des paysans, des serviteurs et des humbles, jusqu'à l’équarrisseur qui achèvera le cheval.

Cheval pie

Cheval pie

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Le fantôme tant désiré et recherché par le couple des Boyne existe-t-il ou non ? En tout cas pas sous sa forme classique de spectre terrifiant hantant les châteaux gothiques. Dans la nouvelle d'Edith Wharton, il semble exercer un pouvoir occulte sur les nouveaux occupants d'une demeure ancestrale mais sans existence réelle. A première vue, il serait un produit de l'imagination des personnages, incarnant leur angoisse devant l'inconnu et habitant leurs silences. Mais cette explication rationnelle n'a pas le dernier mot et laisse place au surnaturel.

« Plus tard = Afterward » (1910) » de Edith Wharton

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"Littérature : Balzac, Simenon, Tolstoï, résumé de lectures"

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